Mi bridé mi breton, Tang Loaëc est né en France et a vécu dix ans à Shanghai, observateur à la fois fraternel et acerbe d’un monde qui se réinvente chaque jour.
Fils d’un français orphelin absolu, mais peintre, il renoue en Chine avec ses racines maternelles et les fantômes de ses ancêtres : un trisaïeul mandarin sous l’Empire puis gouverneur sous la République de Sun Ya-tsen, une grand-mère peintre et poète, dont les tableaux encombrent les réserves des musées ou servent de cadeaux pour visites d’Etat. S’y ajoutent la litanie des morts, victimes d’une révolution ou d’une autre.
Écrivain, critique, voyageur, et même doté de qualités plus économiquement nécessaires pour survivre, Tang développe une œuvre nourrie aux thèmes de l’égarement, faisant la part belle à « la vérité de l’autre », celle qu’il est si difficile à chacun de percevoir.
Arpenteur de monde, il a vécu en Chine, en France, à St-Pierre et Miquelon, à Edimbourg, et un peu ailleurs.
(A aussi perdu son temps selon les saisons comme dirigeant de banque, critique littéraire, enseignant en économie, assistant parlementaire, éditeur amateur et autres lubies de petite vertu.)