..::.. Ecriture littéraire

« Dans le récit littéraire, roman ou nouvelle, deux lignes mélodiques, celle que l’auteur a délibérée, piste parfois floue mais consciente, mais aussi une seconde voix, en pointillé d’abord mais à mesure que l’écriture le livre, trahissant de plus en plus un secret de l’auteur, une seconde ligne indépendante. Cette seconde musique, c’est la rivière souterraine qui a longtemps cheminé au profond de l’homme et qui surgit soudain à la surface du papier, et fait la vérité de l’œuvre. »
Tang Loaëc

[ RECITS POETIQUES

  • La Vengeance de l’Aulne Editions Findakly
    La Vengeance de l'aulne s'inscrit dans l'héritage des Roi des aulnes de Goethe et de Tournier, ce roman construit un personnage allemand habité par un désir de vengeance qu'il ne peut assouvir. Il s'enferme dans la neige et le froid avec sa jeune épousée, française, dont il hait l'origine. De leur confrontation naîtra la douleur ou le pardon...
    Lire un extrait

Ce livre est distribué par l'Harmattan ou directement par l'éditeur
et peut être commandé chez n'importe quel libraire.

ECHOS :
"Il existe des livres que l’on découvre et que l’on déguste aux pâles lueurs de la nuit.
Ces écrits particuliers, à clefs, nous plongent dans un monde où l’enfance se réveille à contre-courant masquant les blessures occultées pour insuffler l’envie de caresser l’innocence tout en défiant le destin. Croire à nouveau à la beauté et retrouver les stigmates de la réconciliation. La vengeance de l’aulne, court roman de Tang Loaëc, appartient à cette famille d’écriture.
D’une pudeur et cruauté généreuses, il s’incruste en votre chair dans un souffle dévastateur en s’habillant des oripeaux de la légèreté glaciale. La haine caresse l’amour pour fusionner en son nid. L’humanité n’est plus une quête mais elle s’expose, accessible. Question de regard et d’envie.
Il existe des livres qui vous parlent..."
Publié par Franca Maï, auteur, dans la rubrique "On aime" sur E-torpedo le 4 août 2006

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  • Une Lame dans le cœur – Nouvelle 
    "Le ciel est rempli du canon incessant de la musique. L’air vibre, si puissamment qu’il me porte dans son rythme. J’avance. Je crie des mots que mes oreilles n’entendent pas. Mon corps est jeté dans toutes les directions par le son, le choc du bipède voisin, le mouvement de tous. Je pourrais danser des heures, je danse depuis des heures : comme une balle à la surface d’une eau qui gronde.
    Je ne pense pas. Tout est oblitéré par le bruit, la lumière, les mouvements qui s’impriment dans ma chair, m’écartèlent et me ramassent, me libérant d’avoir à prendre soin de moi.
    Dans la cadence chaotique, des courants lents, invisibles dans un premier temps, brassent les corps et les meuvent en courbe au long de vastes boucles. Parfois aussi, ils les poussent vers l’extérieur de la fête jusqu’à les déposer éreintés sur les grèves de formes humaines et de déchets qui la bordent.
    C’est ainsi que je suis tombé (...)"
    Texte intégral offert en ligne aux lecteurs du site

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[ LE FRACAS DES HOMMES

A la croisée des chemins, entre les violences de l'homme et celles des sociétés qu'il forme, il est un noeud dur et serré, où les douleurs individuelles rejaillissent sur la psychose collective et où les tabous collectifs broient parfois les sensibilités. C'est à suivre le fil très ténu de l'humain, sa fragilité au milieu du fracas du monde, que je m'attache parfois. Là, les événement du monde, guerres, attentats, aveuglements économiques ou sociaux, croisent l'intime pour former la musique d'un livre.

  • Une Source parmi les ruines – Roman
    Une Source parmi les ruines fait le récit d’une dérive, au fil de la déroute, d’un déraciné pris entre France et Islam. De l’Afghanistan au Turkestan chinois, la pyramide de ses haines se délite, laissant la place au doute et à l’apprentissage du beau et du pardon. Entre ravages et merveilles, il réapprendra la vie.

Synopsis :
De l’Afghanistan au Xinjiang, le Turkestan chinois, un homme dérive de la haine vers la Vie.
Combattant étranger, musulman français aux côtés des Afghans, son éducation le laisse en décalage subtil avec ses compagnons arabes ou pachtouns. Le même combat, au fil des massacres, s’est accumulé en lui comme une charge dont il ne sait se délivrer.
Le récit s’ouvre à l’instant où, écrasé par les bombes américaines, les hommes recrutés au travers d’Al Qaeda ou d’autres réseaux fuient, défait dans cette bataille où pour l’heure, la technologie efface l’homme.
Une poignée de combattants hétéroclites fuient avec lui, dans un pays où tout est devenu danger en raison des ralliements multiples. Leur course les pousse vers une destination improbable, ce Turkestan chinois où d’autres musulmans tentent eux aussi de combattre.
Le narrateur, au fil du voyage et des rencontres, dans le champs de décombres sur lequel il s’est construit voit poindre l’amour d’un enfant, la rencontre d’une femme, l’espoir d’une source dans ce désert, au milieu des ruines.

ECHOS :
"Sur fond de guerre en Afghanistan, Tang Loaëc, nous promène dans le cortex d’un guerrier de Dieu. Pour qui combat-il , reste-t-il encore un combat seulement !...Dans les méandres des atrocités de cette sale guerre aux enjeux opaques, où tout est hostile, Quentin dit « Le Français » un musulman devenu guerrier de Allah essaie de retrouver ce qui peut rester d’humain en lui. La déroute, la dérive, la survie d’un déraciné pris entre France et Islam. Un voyage initiatique de l’Afghanistan au Turkestan chinois, où la haine azimutée fait place au doute et à l’apprentissage de l’humanité."
Publié par DI2, dans la rubrique "free littérature" sur E-torpedo le 18 mars 2006  

    Lisez les cinquante premières pages de ce roman

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  • Le Fracas inaudible des bombes
    Projet de roman indirectement inspiré par le Unabomber, ancien ennemi public américain n°1, auteur du Manifeste sur la Civilisation Industrielle et son futur, arrêté sur dénonciation.

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[ L'OEUVRE AU NOIR

Il n’y a pas pour moi de frontière entre littérature érotique et littérature. Soit il s’agit de littérature commerciale et elle m’indiffère profondément quelque soit son sujet, soit il s’agit de littérature véritable et de la réalité des êtres, auquel cas ma passion est acquise. L’érotique est dès lors l’un des mille sujets ouverts à l’écriture, quoique sans doute pas le moindre puisqu’elle est essentielle à la continuité de la vie.

  • Gris et Merveilles
    La grisaille est tirée des pages du quotidien humain, l’éblouissement est celui de la passion, faite d’amour, de fantasmes. Les deux s’entrelacent, clairs-obscurs, extase et réflexions.

EXTRAIT :
Gris
Monde d’aveugles, de taupes et de rats !
Je gronde et ne décolère pas. Dirigeants minables à l’intelligence flétrie, rongée par les compromis, sacrifiée à l’étroitesse des visions. Dans ce monde de myopes, les borgnes portent couronne d’or et des aveugles leur tressent des lauriers. La dépendance envers leur canne est pour ces boiteux un titre de gloire et l’avenir du grabataire est la promesse dont ils ne doutent pas.
Merveilles
Un roi aux pieds d’une reine, humble et orgueilleux, tel je me crois.
Ce sont les sentiments qui m'imprégnent, sous le ciel de ton pied, dès que tu approches son arche de mon visage et m'aplatit nez et lèvres d'une pression douce. Je me souviens de mon éblouissement, lorsque pour la première fois tu t'es déshabillée sous mes yeux. Ton corps d'idole s'est imprimé dès cet instant sur mes rétines, m'ôtant le souffle et toute capacité de t'oublier, fasciné comme la longue cohorte de tes amants passés sous les mêmes courbes d'or fin, fermes et souples, de ta peau délicatement bronzée.

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[ POESIE

Encore moins qu’ailleurs, la poésie ne me parait pouvoir se contenter d’être besogneuse. Elle doit être fulgurance ou alors elle n’est pas. Orgueilleux pour elle, mais humble à son égard, j’écris peu de poèmes. Parfois, ils surgissent, sur un mouvement de colère ou un élan imprévu.

  • Des liens aux ailes des hommes
  • Les liens du monde s’étirent
    aux ailes des hommes
    et les rivent et les tirent
    vers le sol, les embaument.

    Momies enrubannées de milles raisons,
    raisonnables, responsables,
    ils ne sentent pas la pendaison
    bas et court, agréable,

    de leurs idéaux à des enclumes.
    Terrassés debout ou respectés et rampants,
    hologrammes sans plus de poids qu’une plume,
    ils ont cessé de rêver et se croient vivants.

    Ici, là, étoiles discrètes ou éclatantes,
    je vous aime lueurs, feu-follets, résistants,
    capables du plongeon à contre-courant
    pour vous ruer, cœur éperdu, contre la marée descendante.

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