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Remontant le sillage mes errances, dans des univers géographiques et économiques différents, mon regard n’a jamais pu se départir d’une soif de comprendre, de déchiffrer, de donner un sens au monde des hommes.
Géopolitique, économie, enseignement, virevoltes dans l’univers politique, je n’ai jamais pu totalement renoncer à balayer du regard ce monde. Ici… à titre « archéologique », quelques unes des traces qui en subsistent.
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Contribution, pour la partie Asie, au Dico Rebelle (DICO REBELLE, Michalon, Paris, 2003, 832 pages, 28 euros.)
Dico rebelle
Les mots, les mouvements, les lieux et les acteurs
Présentation de l'éditeur :
Après Mondes Rebelles, Mondes Rebelles junior et de La France Rebelle, les éditions Michalon présentent le Dico Rebelle. Au moment où les mouvements de contestation envahissent les grands sommets mondiaux, au moment de la résurgeance des mouvements sociaux, il fallait un outil pratique, complet et didactique pour expliquer clairement les soubresauts du monde et de ses acteurs. Un livre toujours d’actualité et de fond. Du G8, qui se passera cette année en France, aux mouvements sociaux contre le nouveau régime des retraites, les attentats, les crises armées, la liste est longue des manifestations, interviews, forum, où les rebelles ont droit à la parole.
Le Dico Rebelle recueille et analyse, notice par notice, les grands mouvements : d’Al Quaïda à la confédération paysanne, des FARC aux antipoison....Les acteurs, évidemment, incontournables, José Bové, Marcos, Jean-Pierre Bemba ou Ben Laden, mais aussi Joey Star ou le Sheik Omar Bakri... Des grands forums festifs à la contestation violente, de Pôrto Alegre aux zones démilitarisées des FARC, des têtes de gondoles du boycott à Gênes...
A la une des médias, la contestation concerne chacun d’entre nous. Tout le monde a été confronté par un groupuscule, un rebelle... Et chacun veut connaître... Et chacun est un rebelle qui s’ignore et qui cherche sa cause.
« Est rebelle celui – acteur individuel ou mouvement – qui refuse ce qu’il juge être une forme de domination et met ses actes, violents ou pas, en conformité avec son jugement. » Avec plus de 2 500 entrées, cette deuxième édition du Dico rebelle poursuit le travail de Mondes rebelles (Michalon, 2001 et 2003) et fait se côtoyer le pire comme le meilleur, « des mouvements et organisations, armés ou non », dixit le préfacier Gérard Chaliand, « qui contestent tel statu quo ou transgressent la loi ». Sans parti pris idéologique, supervisé par trente collaborateurs réputés, ce dictionnaire, dont les juxtapositions peuvent déranger, constitue une clef aussi indispensable qu’accessible pour appréhender « l’autre face de la planète ».
Jean-Christophe SERVANT, journaliste, Le monde diplomatique
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