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Le Matricule des Anges : Fragments d'une vie littéraire à Shanghai


Dans le mensuel de littérature d'exception "Le matricule des anges", Tang Loaec (Tang Yi Long en chinois), parle de Shanghai et de la vie littéraire et si peu littéraire à la fois, de cette ville et de ses habitants, qu'il aime d'un amour lucide.

Le Matricule des Anges n°98
Novembre-Décembre 2008

"Dans le récit littéraire, roman ou nouvelle, deux lignes mélodiques, celle que l’auteur a délibérée, piste parfois floue mais consciente, mais aussi une seconde voix, en pointillé d’abord mais à mesure que l’écriture le livre, trahissant de plus en plus un secret de l’auteur, une seconde ligne indépendante.

Cette seconde musique, c’est la rivière souterraine qui a longtemps cheminé au plus profond de l’homme et qui surgit soudain à la surface du papier, et fait la vérité de l’œuvre." Tang Loaëc

"Ce que je souhaite d’un critique littéraire (…) c’est l’inflexion de voix juste qui me fera sentir que vous êtes amoureux, et amoureux de la même manière que moi." Julien Gracq

"Il n’est pas d’auteur sans la passion de lire, pas de meilleure école que l’émerveillement, l’éblouissement, devant le livre d’un autre. Cette capacité d’ouvrir les yeux, ce désir de me brûler les prunelles à la foudre d’un autre, quand j’ai la chance de les vivre, comment ne pas tenter de les partager." Tang Loaëc

Remontant le sillage de mes errances, dans des univers géographiques et économiques différents, mon regard n’a jamais pu se départir d’une soif de comprendre, de déchiffrer, de donner un sens au monde des hommes.

Géopolitique, économie, enseignement, virevoltes dans l’univers politique, je n’ai jamais pu totalement renoncer à balayer du regard ce monde. Ici… à titre « archéologique », quelques unes des traces qui en subsistent.

De rêve en rêve, la réalité s’incurve, des mondes nouveaux avortent quand d’autres s’esquissent. Quelques réalités frôlées et passées méritent l’hommage d’une fenêtre, par amitié, nostalgie, ou parce que subsiste parfois l’amorce d’un possible.